Un marqueur de ma rentrée politique a été ma participation à la 25ᵉ édition de La Mêlée Numérique, qui se tient à Toulouse du 22 au 27 septembre. Regroupant les actrices et acteurs clés du secteur du numérique et de l’innovation en Occitanie, la Mêlée Numérique constitue une opportunité précieuse d’échanger, de débattre et de confronter nos idées sur les enjeux du numérique, de l’IA et du digital.
J’ai notamment eu l’occasion de participer, aux côtés d’autres acteurs pub lics engagés sur ces questions, à la table ronde « IA, souveraineté, transitions : quelle(s) trajectoire(s) pour le numérique public ? ». Mutation des territoires, traitement des données, usage de l’intelligence artificielle par et pour le secteur public : autant de thématiques qui ont nourri nos échanges.
Cette rencontre s’inscrit dans un contexte politique marqué par plusieurs initiatives législatives touchant directement à la régulation des outils numériques et de leur utilisation. Le projet de loi sur la simplification de la vie économique aborde, entre autres, des questions essentielles telles que l’implantation de centres de données en France. De son côté, le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité vise à renforcer la sécurité des structures sensibles et à mieux lutter contre les cybermenaces croissantes.
Depuis plusieurs années, j’ai fait de l’inclusion numérique l’une de mes priorités politiques. C’est dans cet esprit que j’ai conduit, en tant que député siégeant à la commission des finances, un rapport sur les impositions forfaitaires sur les entreprises de réseaux (IFER). Ce travail visait à mieux comprendre et clarifier cet impôt, souvent opaque, tout en identifiant des leviers d’action pour renforcer l’accès de toutes et tous au numérique, sans négliger les enjeux budgétaires.
Si l’intelligence artificielle et le développement des outils numériques constituent des avancées importantes, je tiens à réaffirmer la nécessité de rester vigilant : sur la protection des données, sur les risques de dérive, mais aussi pour favoriser la lutte contre l’illectronisme. L’IA doit être un outil au service des citoyens, des services publics et des entreprises, comme en témoignent plusieurs exemples concrets de son usage dans la gestion des ressources ou pour accompagner la transition écologique. Il est essentiel que cette intégration se fasse de manière éthique, inclusive et non discriminante, afin de préserver l’égalité d’accès au numérique pour toutes et tous.