Ce jeudi 25 septembre au matin, à l’Assemblée nationale, la CSNP (Commission Supérieure du Numérique et des Postes) dont je suis vice-président organisait un petit déjeuner réunissant les partenaires et acteurs du numérique et des postes. L’occasion de revenir sur l’avis de la CSNP publié en avril dernier, mettant en lumière les conséquences de la fermeture des technologies 2G et 3G, un sujet majeur qui guide mon action parlementaire depuis plusieurs mois déjà.
Ces réseaux, désormais largement obsolètes, feront l’objet d’une extinction en 2025 et 2026 pour la 2G, et entre 2028 et 2029 pour la 3G. La fermeture de ces technologies, par son ampleur et son impact sur les opérateurs, les entreprises et les consommateurs, doit être minutieusement préparée et rigoureusement encadrée.
Aussi, afin d’anticiper au mieux cette transition et d’en limiter les retombées pour les pouvoirs publics, les entreprises et les usagers, j’ai formulé plusieurs recommandations dans un rapport spécial, que j’ai pu énumérer ce jeudi à l’Assemblée.
Si les réseaux 2G et 3G sont voués à un démantèlement définitif, il est indispensable de veiller à une information claire et complète des populations. Cela passe notamment par l’obligation, faite aux opérateurs, de mener une large campagne de communication, mais aussi par un encadrement strict des pratiques commerciales afin d’éviter tout abus. Dans le même souci de protection des usagers, l’accès aux services d’urgence devra être garanti via l’ensemble des nouvelles technologies.
Pour permettre une transition sereine pour toutes et tous, il est également nécessaire d’accompagner les publics les plus éloignés du numérique ou les plus fragiles, en facilitant leur passage vers ces nouveaux réseaux. À cet effet, la mise en place d’un prêt à taux zéro permettrait d’accélérer, dans les meilleurs délais, l’adoption de solutions de transition.
Enfin, j’accorde une attention toute particulière à l’impact environnemental de cette évolution technologique. L’urgence écologique nous impose d’anticiper le recyclage des équipements devenus obsolètes, et de promouvoir l’achat d’appareils durables, bénéficiant de mises à jour logicielles régulières, plutôt que d’équipements à courte durée de vie incitant au renouvellement constant.